Ce que 9 ans à travailler avec des mairies du Jura m’ont vraiment appris.

Depuis 9 ans, j’accompagne les mairies et communes rurales du Haut-Jura dans leur communication digitale. Voici ce que ce terrain m’a vraiment appris.

Quand j’ai créé LiraCom en 2016, je ne savais pas encore que mes clients seraient des élus bénévoles qui me reçoivent le soir, après leur journée de travail. 9 ans plus tard, voici ce que travailler avec les mairies du Jura m’a vraiment appris.

Au début, je pensais que mon travail, c’était de faire de beaux sites internet. Je me trompais.

1. Un élu n’a pas besoin d’un site « moderne ». Il a besoin d’un site que ses administrés comprennent.

Quand je rencontre un maire pour la première fois, il me parle rarement de design. Il me parle de ses administrés qui n’arrivent pas à trouver les horaires de la mairie. Du formulaire de demande d’état civil que personne ne sait remplir. De l’annonce de la fête du village que personne ne voit.

Ce que les communes rurales du Haut-Jura attendent d’un site internet, ce n’est pas un site primé. C’est un site utile. Un site que Mme Dupont, 72 ans, peut utiliser seule depuis son téléphone.

C’est une leçon que j’ai dû apprendre. Et elle a changé ma façon de travailler.

2. Le budget n’est jamais le vrai sujet.

On pourrait croire que les communes rurales choisissent leur prestataire digital principalement sur le prix. Ce n’est pas ce que j’observe.

Ce que les élus et les DGS cherchent avant tout, c’est quelqu’un en qui ils peuvent avoir confiance. Quelqu’un qui comprend leurs contraintes, leur fonctionnement, leur territoire. Quelqu’un qui ne disparaît pas après la livraison du site.

En 9 ans, les clients qui sont restés ne sont pas ceux à qui j’ai proposé le tarif le plus bas. Ce sont ceux avec qui j’ai construit une vraie relation de travail.

3. La confiance se construit en venant sur place. Pas en envoyant un devis par email.

C’est sans doute la leçon la plus importante.

J’ai appris à m’adapter aux contraintes des élus. Un maire, un adjoint, un DGS : ce sont souvent des personnes qui exercent leur mandat en plus de leur activité professionnelle. Leur temps libre, c’est le soir, après 18h. Leurs disponibilités sont courtes et précieuses.

Alors j’ai pris l’habitude de me déplacer, de m’adapter à leurs horaires, de venir à eux plutôt qu’attendre qu’ils viennent à moi. Ces rendez-vous en fin de journée, autour d’un café dans leur bureau, m’ont plus appris sur mon métier que n’importe quelle formation.

Parce que c’est là, dans ces échanges informels, qu’on comprend vraiment ce dont une commune a besoin. Pas dans un brief envoyé par mail.

Ce que 9 ans dans ce territoire m’ont appris

Les communes rurales ne cherchent pas une grande agence parisienne avec un portfolio impressionnant. Elles cherchent quelqu’un qui comprend leurs contraintes : budgétaires, humaines, locales. Quelqu’un qui sait ce que c’est de gérer une mairie de 300 habitants avec un seul agent administratif.

Quelqu’un qui vit sur le territoire, qui connaît ses spécificités, qui parle la même langue.

Et ça, ça ne s’apprend pas dans un livre.

Et vous, élus, DGS, secrétaires de mairie : quel est votre plus grand défi avec votre présence en ligne en ce moment ?